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Stratigraphie
Cinérites majeures
la Visite

 

Congrès international de Sienne de 2001

Excursion n° 3:

Carbonifère de Graissessac et permien du bassin de Lodève (34-France)

complément

 

LES CINÉRITES DU GROUPE AUTUNIEN DU BASSIN DE LODÈVE

par Jacques GARRIC

INTRODUCTION

Dans cet article, nous donnons des informations complémentaires sur les cinérites du Groupe Autunien qui ont été observées au cours de l’excursion réalisée dans le cadre du Congrès International de Sienne de 2001. Elles complètent celles qui ont été données dans le livret-guide. Dans (GAND et al. 2004b, fig. 16-20)

.

Localisation des cinérites majeures du Groupe Autunien dans les secteurs du Mas d’Alary et de Mas Lavayre ; Plusieurs d’entre elles peuvent être observées aux endroits marqués par une pastille noire.

RAPPEL HISTORIQUE

Dès les premiers levers géologiques, en 1958, notre attention a été attirée par des bancs résistants faits de roches claires à blanches qui accompagnaient régulièrement certains "shales bitumineux" (en fait seulement du kérogène) à débit en plaquettes (faciès schisteux). Ces bancs, admis comme premiers repères lithostratigraphiques furent numérotés en chiffres romains dans l’ordre de leur découverte; de bas en haut : III, II, VII, VI, V, I et X (GAND et al. 2004a, fig. 4; 2004b, fig. 18). Puis d’autres couches repères moins remarquables, mais tout aussi continues, furent découvertes dans les intervalles des précédents (GAND et al. 2004a, fig. 4) et fig. 2.
Par la suite, les sondages carottés ont confirmé la validité de ces repères et de nouveaux furent répertoriés, associés ou non, à des "couches bitumineuses". Ces dernières devinrent, à leur tour aussi des repères lithostratigraphiques numérotés en chiffres arabes (GAND et al. 2004a, fig. 4); les chiffres romains XIII à XIX n’étant pas conservés. Enfin, à la base de l’Autunien, les cinérites XXII, XXIII et XXIX, inconnues à l’affleurement furent identifiées mais elles n’ont pas la même importance que les précédentes. Certains d’entre elles sont reconnaissables à première vue sur le terrain. Ce sont les repères majeurs que nous allons présenter.

LA DÉCOUVERTE DU VOLCANISME PERMIEN

Au cours du "Voyage d’étude n° 4 du cinquième Congrès du Carbonifère" (GARRIC et al. 1963), les congressistes virent divers échantillons provenant de bancs repères (fig. 2). Un rapprochement entre ceux-ci et des gores ou tonsteins, observés depuis longtemps dans le Carbonifère, fut alors suggéré. Cette interprétation fut ensuite confirmée par des spécialistes qui reconnurent la nature pyroclastique du banc X (GARRIC 1965). Il en fut ainsi pour d’autres bancs (Le Mercier et al. 1970) ainsi que pour des couches (Laversanne 1976). La recherche de débris volcaniques s’est étendue ensuite à "l’encaissant" des "couches" (ODIN 1986) et NMILA (1995) trouva des témoins d’activité volcanique dans la quasi totalité des dépôts du bassin de Lodève qui contiennent un pourcentage moyen de 30% de produits volcaniques