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CINERITES N°2

LA TERMINOLOGIE UTILISÉE POUR LES REPÈRES LITHOSTRATIGRAPHIQUES

Il y a deux types de roches pyroclastiques. Celles qui contiennent environ 25% de pyroclastites sont appelées tuffites, les autres qui en sont exclusivement formées, ou presque, sont les cinérites. Seuls les examens microscopiques permettent d’apprécier leur différence, d’autant plus, qu’il existe un passage continu de l’une à l’autre dans chaque banc, verticalement et horizontalement.

Les Géologues du CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) avaient pris stratigraphique du bassin de Lodève, les géologues de la Cogema ont remarqué que les bancs cinéritiques étaient associées aux "couches bitumineuses" (cf. supra). C’est pourquoi, certaines de ces couches furent numérotées, ipso facto, en chiffres romains (GAND et al. 2004a, fig. 4). En effet, la plupart des cinérites sont visibles au sein d’entre elles. C’est le cas des n° XII, XII bis, XX et aussi des couches 2, 10 ou 40 où la cinérite est réduite à un bandeau de quelques cm d’épaisseur au sommet de celles-ci. D’autres fois, la roche volcanique prend la place des couches dans la séquence type (cas des cinérites II et III) ou de la pseudocouche (séquences incomplètes) comme les cinérites c, XI et IX. Quelques cinérites apparaissent au milieu des roches détritiques comme la cinérite XXV dans le banc de grès ß et celles de la base de l’Autunien ; les n° XXII, XXIII et XXIV apparaissent ainsi dans les conglomérats.

Les cendres volcaniques ont été préservées dans des milieux où la dynamique des eaux a été faible. Ceux-ci étaient particulièrement favorables à la concentration des cendres puis à leur conservation en période lacustre. Un tel scénario s’est répété plus d’une cinquantaine de fois.

Les retombées de cendres pouvaient coïncider avec les périodes lacustres qui durèrent quelques jours à... peut-être un siècle. La présence de matière organique en abondance confirme que les cinérites V et VII se sont déposées longtemps in situ, aufond du lac (cf. infra) et, expliquent la couleur noire de III, II, VIII, IX, X et XX qui sont habituellement dépourvues de matière organique ; Quant à la position de la cinérite XXV, dans les bancs de grès ß, longtemps passée inaperçue parce que peu épaisse et discontinue, elle est liée à des flaques d’eau temporaires apparues dans une période fluviatile plutôt érosive.
Les cendres volcaniques ainsi préservées, grâce aux conditions réalisées périodiquement par le lac, ne représentent vraisemblablement qu’un reflet infime de ce que furent les émissions volcaniques locales ou régionales.

 

LES CINÉRITES ET LES CORRÉLATIONS STRATIGRAPHIQUES

Les cinérites et les couches sont de bons repères stratigraphiques. Elles sont de grande étendue et d’épaisseur uniforme. Ce sont des lignes de temps à l’échelle du bassin de Lodève ainsi que dans d’autres du sud du massif Central (à paraître).

Les cinérites intra-couches, sont localisées invariablement, à la base, au milieu ou au sommet de la "couche". Ce sont des isochrones précis dans les séquences et quasi instantanés, comme le "bandeau" du sommet de la couche 2, près de l’émersion définitive. Les bancs I et V ont été trouvés avec les mêmes caractères à l’extrémité ouest du bassin de Lodève, dans le secteur de Lunas (GAND et al. 2004a, fig. 2). Mais près des paléoreliefs émergés, ces cinérites contiennent des carbonates qui virent à l’ ocre brun par altération tandis que les couches voisines sont rubéfiées.

Elles peuvent disparaître complètement car, dans dans ce secteur, la puissance de la série est réduite d’un tiers environ.
Quant aux autres cinérites de moindre épaisseur, la continuité latérale est moins bonne. La VIII qui a 15 cm environ au centre du bassin ne dépasse pas 5 cm à l’est alors que la n° IX qui à l’est atteint 6 cm disparaît totalement vers l’ouest à la mi-longueur du bassin. Néanmoins, malgré la petite épaisseur du banc XI (15 cm), sa continuité est grande puisqu’il est rencontré d’un bout à l’autre du bassin ; soit sur 25 km, environ

Il faut signaler deux exceptions à cette régularité qui concernent les marqueurs majeurs VII et X. La cinérite VII passe souvent latéralement, en une dizaine de mètres, à un niveau volcano-sédimentaire. Parfois, on ne voit plus que des lentilles de cinérite ventrues et étirées, en forme d’édredons, au milieu des "shales" noirs. On y a reconnu des macro-slumpings. Néanmoins, l’horizon est continu comme pour la cinérite V, soeur jumelle quant au faciès (cf. infra).
Il est vraisemblable que ces figures de glissement sont consécutives à dépôts de cendres qui se sont accumulés rapidement sur des fonds argileux gorgés d’eau. Ils ont pu ensuite être déséquilibrés sur de faibles pentes par des tremblements de terre (ODIN 1986).

Les affleurements de la cinérite X qui sont proches des anciens reliefs émergés (GAND et al. 2004a, fig. 2) augmente notablement d’épaisseur par endroits. La composition et l’organisation verticale de cette roche suggèrent qu’une partie de ses minéraux volcaniques est tombée directement dans le lac alors que l’autre provient de cendres continentales qui ont été lessivées par les eaux ruissellement. Son origine est donc volcano-sédimentaire. Ce n’est pas toujours le cas puisque les cendres de la X sont mélangées aux conglomérats de la base de l’Autunien à l’extrémité ouest du bassin, l’ensemble formant ce que les anciens auteurs appelaient "les arkoses blanches". Ce processus sédimentaire s’est déroulé antérieurement pour former aussi les marqueurs XXII et XXIV que JG a reconnu récemment sur le bord oriental du bassin carbonifère de Graissessac (à paraître).

 

 

 

 

Figure 1 - Détail du Groupe Autunien précisé par l’ajout de quelques couches observées par J. G. (cf. légendes de la fig. 4, bull. 185 p. 14) ; échelle = 25 m.

 

 

 

 

 

 

LES CINÉRITES ET LES CORRÉLATIONS STRATIGRAPHIQUES

Les cinérites et les couches sont de bons repères stratigraphiques. Elles sont de grande étendue et d’épaisseur uniforme. Ce sont des lignes de temps à l’échelle du bassin de Lodève ainsi que dans d’autres du sud du massif Central (à paraître).

Les cinérites intra-couches, sont localisées invariablement, à la base, au milieu ou au sommet de la "couche". Ce sont des isochrones précis dans les séquences et quasi instantanés, comme le "bandeau" du sommet de la couche 2, près de l’émersion définitive. Les bancs I et V ont été trouvés avec les mêmes caractères à l’extrémité ouest du bassin de Lodève, dans le secteur de Lunas (GAND et al. 2004a, fig. 2). Mais près des paléoreliefs émergés, ces cinérites contiennent des carbonates qui virent à l’ ocre brun par altération tandis que les couches voisines sont rubéfiées.

Elles peuvent disparaître complètement car, dans dans ce secteur, la puissance de la série est réduite d’un tiers environ.
Quant aux autres cinérites de moindre épaisseur, la continuité latérale est moins bonne. La VIII qui a 15 cm environ au centre du bassin ne dépasse pas 5 cm à l’est alors que la n° IX qui à l’est atteint 6 cm disparaît totalement vers l’ouest à la mi-longueur du bassin. Néanmoins, malgré la petite épaisseur du banc XI (15 cm), sa continuité est grande puisqu’il est rencontré d’un bout à l’autre du bassin ; soit sur 25 km, environ.

Il faut signaler deux exceptions à cette régularité qui concernent les marqueurs majeurs VII et X. La cinérite VII passe souvent latéralement, en une dizaine de mètres, à un niveau volcano-sédimentaire. Parfois, on ne voit plus que des lentilles de cinérite ventrues et étirées, en forme d’édredons, au milieu des "shales" noirs. On y a reconnu des macro-slumpings. Néanmoins, l’horizon est continu comme pour la cinérite V, soeur jumelle quant au faciès (cf. infra).
Il est vraisemblable que ces figures de glissement sont consécutives à dépôts de cendres qui se sont accumulés rapidement sur des fonds argileux gorgés d’eau. Ils ont pu ensuite être déséquilibrés sur de faibles pentes par des tremblements de terre (ODIN 1986).

Les affleurements de la cinérite X qui sont proches des anciens reliefs émergés (GAND et al. 2004a, fig. 2) augmente notablement d’épaisseur par endroits. La composition et l’organisation verticale de cette roche suggèrent qu’une partie de ses minéraux volcaniques est tombée directement dans le lac alors que l’autre provient de cendres continentales qui ont été lessivées par les eaux ruissellement. Son origine est donc volcano-sédimentaire. Ce n’est pas toujours le cas puisque les cendres de la X sont mélangées aux conglomérats de la base de l’Autunien à l’extrémité ouest du bassin, l’ensemble formant ce que les anciens auteurs appelaient "les arkoses blanches". Ce processus sédimentaire s’est déroulé antérieurement pour former aussi les marqueurs XXII et XXIV que JG a reconnu récemment sur le bord oriental du bassin carbonifère de Graissessac (à paraître).