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Invertébrés

Plumatella fungosa (PALLAS, 1768)

J’ai trouvé ce Bryozoaire Ectoprocte Phylactolémate dans ma mare à St-Forgeot (71) en août 2001 (exemplaire photographié). Sa détermination ne m’a été possible que récemment grâce aux travaux de G. GEIMER & J.A. MASSART (MHN de Luxembourg vol. VII, 1986). G. BARNAY en a retrouvé en septembre 2002 dans l’étang de Varolles également à St-Forgeot où il sait l’avoir vu depuis au moins cinq ans, et il pense l’avoir également trouvé dans l’Arroux. Cette dernière observation sera à confirmer car l’espèce ne semble pas présente “dans une eau vraiment courante”. Parmi les Bryozoaires dulçaquicoles, P. fungosa est celle qui accepte les eaux les plus eutrophes. À noter le peu de mentions en France (aucune d’ailleurs sur 69 sites internet consultés). A notert qu'une étude en 1990 dans le Bull. de la linnéenne de Bordeaux T 18 F 3, récemment retrouvée,traite de cette espèce et de son biotope. Il est peu vraisemblable que l’espèce soit rare mais elle est certainement méconnue, comme les autres espèces du groupe, et peut-être en extension : plusieurs citations sont liées à des études sur des piscicultures.
Observateurs : Robert PILLON et Guy BARNAY

Photo et microscopie: R.Pillon

la colonie fixée sur une racine de saule +coupe radiale

 

Un bout de Noeud Gordien

Fin août 2003 un habitant de Nolay ( Côte-d’Or ) nous a apporté un ver qui ondulait dans sa piscine


Ce ver était un Nématode,de l’ordre des Gordiens, il est appelé couramment Dragonneau
C’est un ver cylindrique noirâtre, ayant l’aspect d’un gros crin ou d’une corde de violon.
Ce ver au stade juvénile est parasite absolu d’un insecte aquatique ou terrestre ( Ex : Dytique, Carabe, ou larves d’insectes )
Les adultes vivant essentiellement dans l’eau on les trouve, à la belle saison, dans les sources, les rivières, les ruisseaux, les mares et même les flaques d’eau temporaires.
De taille variable de quelques centimètres à quelques decimètres pour la même espèce

.
L’exemplaire trouvé avait 40 cm, diamètre environ 1 mm, il s’agit du Gordius aquaticus. espèce très courante en Europe, de la famille des Gordiidae,


Le cycle évolutif peut se résumer ainsi :
1/ de l’oeuf sort une larve, aquatique libre microscopique ( l =140 microns, la =20 microns) petit ver transparent fort différent de l’adulte, qui se déplace dans l’eau. mais ne se nourrit pas.
Cette larve est absorbée accidentellement ou non par un insecte ou une larve d’insecte, ( larve de Phygame = traîne -bûche ou parte-bois, larve de Chironome= ver de vase)


2/ Stade juvénile :
a/ Si l’hôte convient : Coléoptères, Orthoptères (sauterelles) ou larve de Phrygame , par exemple, la larve se transforme, s’allonge, grossit, et devient un ver blanchâtre
, croissance qui s’effectue au dépend de l’hôte ; disparition du corps graisseux et souvent castration
b/ Si l’hôte ne convient pas, cas du Chironome (ver de vase) la larve s’enkyste et attendra que l’hôte soit dévoré par un Coléoptère ex : Dytique, dans lequel aura lieu le développement
3/ Stade adulte si un hôte contenant un Gordien, qui est au terme de son développement, parvient au contact de l’eau, accidentellement ou non, le parasite subi une mue qui le dépouille de la cuticule larvaire et s’échappe en perforant le tégument, en général à proximité de l’anus.

Le ver mène alors une vie aquatique libre, à la recherche d’un individu de l’autre sexe avec lequel il s’accouplera ( les Gordiens ne sont pas hermaphrodites).Il arrive que de nombreux vers se réunissent et s’enlacent, formant un véritable << noeud Gordien >>, pelote de 5 à 10 cm de diamètre
Le ver n’a pas de cavité buccale et ne se nourrit pas.
L’ anatomie interne, en dehors des masses musculaires et d’un système nerveux ventral, comprend un reliquat de tube digestif, pas d’appareil circulatoire, pas d’appareil excréteur. Par contre les deux sexes présentent un cloaque dont l’anatomie permet la distinction des espèces
Comme on le voit ni la larve ni l’adulte ne se nourrissent.

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Le cycle du parasite est soit direct soit avec un hôte intermédiaire ( vecteur )


Note : dans ma jeunesse, pêchant dans l'Yonne en amont d'Auxerre, j'ai toujours cru que le Dragonneau qui sortait de la bouche ou des ouies d’un goujon ou d’un petit barbeau parasitait ces poissons, alors que le ver s’échappait probablement d’un traîne-bûche qui venait d’être dévoré.

Jean Lagey

Méduses d'eau douce ( Craspedacusta sowerbyi )

Au lac de Chamboux sur la commune de Saint-Martin-de-la-Mer (C»te-dêOr), Craspedacusta sowerbyi a été observé en nombre durant lêété 1997.

Photo Daniel Sirugue

Cette méduse d’eau douce , d’environ 1cm de diamètre, dont les colonies apparaissent très sporadiquement une année par étés chauds et disparaissent pour des années, se rencontre en Europe et dans tout le monde.
Ce Cnidaire ( anc coelentéré) comprend deux stades: un stade libre et sexué la méduse et un stade fixe, le polype minuscule qui fut appelé Mycrohydra ryderi fixé sur le fond des cours d’eau, Schématiquement c’est ce polype qui par bourgeonnement produit des bourgeons médusaires, mais aussi des microfrustules capables de survivre pendant les périodes défavorables.. En effet sauf dans le bassin du Yang-Tsé-Kiang (Chine),son lieu d'origine où l'on trouve les deux sexes ensembles, d’où reproduction sexuée, les méduses d'Europe sont toujours du même sexe et issues du polype.

Obsecateur Daniel Sirugue

 

Bryozoaires:

Pectinella magnifica

A lêautomne 1999, des masses gélatineuses pouvant atteindre 60 cm de diamútre sont venues sêéchouer sur les rives de lêétang du Goulot à Lormes (Niúvre). Il sêagit de colonies de bryozoaires de lêespúce Pectinella magnifica.

Photo Laurent Paris

Cêest une espúce nord-américaine, introduite en Allemagne orientale à la fin du 19úme siúcle, et qui sêest propagée en Europe centrale durant le 20úme siúcle. En France, elle est décrite pour la premiúre fois en 1995 dans les Vosges, en 1998 en Sa»ne-et-Loire, puis ici dans le Niúvre en 1999. Ces petits animaux, presque microscopiques, fabriquent des sortes de graines (statoblastes) munies de grappins pouvant aisément sêaccrocher sur les écailles des poissons ou des pattes des oiseaux. Cêest là probablement lêorigine de leur introduction en Morvan.
Bien quêinhabituelles dans nos eaux douces, ces colonies, ne se développent quêen période trús chaude et sont sans danger pour lêhomme. Certains auteurs leur pr¡tent m¡me des vertus épuratrices grŠce à la filtration permanente de lêeau nécessaire à leur alimentation.

Observateur Laurent PARIS