Au cours de l’été 2005, la presse autunoise a abondamment commenté la prise de deux pêcheurs dans les eaux du Barrage du Pont du Roy (71). Ils avaient capturé ce qu’ils croyaient être des piranhas. Mr E.Meunier a remis son spécimen au Muséum d’Autun, ce qui a permis de le déterminer.

Poisson de 1,250 kg, environ 40 cm de long, âge probable 3-4 ans ; corps comprimé latéralement et ventre armé de petites épines appelées « serrae » d’où le nom de la famille : Les Serresalmidae. Ils font partie du grand groupe des Piranhas. Le nom local des poissons capturés est pirapitinga et le nom scientifique est Piaractus branchopomus
Cette espèce des eaux tropicales, phytophage (herbivore) est vendue dans les magasins d’aquariophilie sous le nom de Piranha. Pour cette raison, les propriétaires les nourrissent de viande. Les poissons s’en accommodent bien et grossissent rapidement, d’où l’aquarium devenant trop petit, on les rejette dans la nature, rivière, lac, etc
La survie dans nos eaux est aléatoire, à cause de l’hiver.
Il est avéré que ces poissons sont porteurs de parasites, dont certains s’accrochent aux branchies des autres poissons et sont mortels ; il y a risque de contamination dans nos eaux

D’où l’intérêt porté à ces captures par les spécialistes du Muséum National d’Histoire Naturelle, afin d’évaluer les risques potentiels de contaminations dans nos eaux.

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Photo su Muséum d'Autun

 

Tous ces renseignements, nous ont été aimablement communiqués par
Monsieur Michel JEGU du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Il a eu l’amabilité d’ajouter une mise au point sur les Piranhas vrais

« Il y a une trentaine d’espèces de Piranhas, aux dents acérées, dont la denture est si bien engrenée, qu’à la fermeture les deux mâchoires fonctionnent comme des ciseaux. Ces poissons sont plutôt piscivores, voire carnivores (jeunes oiseaux tombés du nid, mammifère en difficulté dans l’eau, carcasses de caïman…)

Malgré leur mauvaise réputation, les Piranhas , ont une bouche réduite et ne peuvent mordre que des surfaces très convexes (pour le pêcheur il peut s’agir d’un bout de doigt ou du bord de la paume quand le poisson glisse de la main).
C’est le nombre de ces poissons, qui en fait un danger dans leur milieu naturel. »

Michel JEGU Bolivie le 17/08/2005